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  • Accident médical, infection nosocomiale : comment saisir la CRCI pour obtenir réparation ?

    Accident médical, infection nosocomiale : comment saisir la CRCI pour obtenir réparation ?

    Vous ou l’un de vos proches avez été victime d’un accident médical, d’un effet indésirable inattendu d’un traitement, ou avez contracté une infection lors d’une hospitalisation ?

    Il existe une voie de recours gratuite, rapide et accessible sans engager immédiatement une procédure judiciaire : la saisine de la Commission régionale de Conciliation et d’Indemnisation de victimes (CRCI). Mon cabinet, implanté en Nouvelle-Aquitaine, accompagne les victimes d’accidents médicaux dans ces démarches souvent méconnues mais particulièrement protectrices. Faisons le point.

    Les logos de l'ONIAM et des commissions régionales de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux (CRCI).

    Qu’est-ce que la CRCI, aujourd’hui CCI, et à quoi sert-elle ?

    La Commission de Conciliation et d’Indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (CCI) est un organisme régional chargé d’examiner, gratuitement, les demandes d’indemnisation des victimes d’accidents médicaux. Cette commission est composé d’un Président et réunit des représentants des usagers, des professionnels de santé, des établissements de soins, des assureurs, ainsi que de l’ONIAM.

    Son rôle est double : faire réaliser une expertise médicale entièrement gratuite pour établir l’origine et les conséquences du dommage, puis rendre un avis sur les responsabilités et sur le droit à indemnisation de la victime (CSP, art. L. 1142-8).

    L’ONIAM (Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux) quant à lui, est l’établissement public qui indemnise les victimes au titre de la solidarité nationale notamment lorsqu’aucune faute médicale n’est identifiable (CSP, art. L. 1142-1).

    Trois situations distinctes, trois régimes d’indemnisation

    La procédure devant la CCI couvre trois types de situations, dont l’issue diffère selon l’origine du dommage :

    • L’aléa thérapeutique (accident médical non fautif) : l’acte médical était nécessaire et bien réalisé, mais un dommage grave et anormal est tout de même survenu. Aucune faute n’est reprochable au professionnel. C’est alors l’ONIAM qui indemnise, au titre de la solidarité nationale (CSP, art. L. 1142-1) .
    • La faute médicale : erreur de diagnostic, de geste opératoire ou de suivi. Dans ce cas, c’est l’assureur en responsabilité civile professionnelle du médecin ou de l’établissement qui doit indemniser (CSP, art. L. 1142-1) .
    • L’infection nosocomiale : contractée au sein d’un établissement de santé, elle engage la responsabilité de plein droit de l’établissement (sauf preuve d’une cause étrangère) la victime n’a donc pas à démontrer de faute (CSP, art. L. 1142-1) . Si le taux d’atteinte à l’intégrité physique dépasse 25 %, ou en cas de décès, c’est l’ONIAM qui prend le relais au titre de la solidarité nationale (CSP, art. L. 1142-1-1) . En deçà, c’est l’assureur de l’établissement qui indemnise dès lors que les critères de gravité de droit commun sont réunis.
    Une chambre d'hôpital commune et vide : plusieurs lits médicalisés aux draps blancs, des rideaux de séparation et des prises murales de fluides médicaux.
    Une infection contractée au cours d’une hospitalisation engage la responsabilité de l’établissement sans que la victime ait à prouver une faute, sauf cause étrangère.

    Comment saisir la CRCI : la procédure étape par étape

    1. Le dépôt du dossier

    La victime elle-même, ses ayants droit en cas de décès, ou son représentant légal peuvent saisir la CCI dont dépend le lieu où s’est produit l’accident (CSP, art. L. 1142-8) , au moyen du formulaire CERFA n° 12245, accompagné de l’ensemble des pièces médicales (comptes-rendus d’hospitalisation, ordonnances, certificats médicaux) et des justificatifs de préjudice (CSP, art. R. 1142-5) .

    Le formulaire est disponible sur le site officiel de l’ONIAM :

    2. L’expertise médicale gratuite. 

    Si le dossier est recevable, la CCI désigne un ou plusieurs experts indépendants chargés d’évaluer l’origine du dommage et son ampleur. Cette expertise ne coûte rien à la victime (CSP, art. L. 1142-8).

    Une salle d'examen médical vide, avec une table d'examen, un marchepied et un lavabo, sous une lumière blanche.
    L’expertise médicale ordonnée par la commission est gratuite pour la victime, et c’est elle qui fixe les bases de l’indemnisation.

    3. L’avis de la commission. 

    La CCI doit se prononcer dans un délai de 6 mois à compter de la réception du dossier complet.

    4. L’offre d’indemnisation. 

    Une fois l’avis notifié, l’assureur concerné ou l’ONIAM dispose de 4 mois pour formuler une offre chiffrée (CSP, art. L. 1142-17) . 

    ÉtapeDélai légal
    Prescription (délai pour agir)10 ans à compter de la consolidation de l’état du patient
    Avis de la CCI6 mois
    Offre d’indemnisation4 mois à compter de l’avis

    À noter : le dépôt d’une demande devant la CCI suspend le délai de prescription de 10 ans jusqu’à la fin de la procédure (CSP, art. L. 1142-28) , ce qui sécurise pleinement la victime engagée dans cette démarche.

    Pourquoi privilégier la CRCI plutôt qu’une action judiciaire ?

    Face à une procédure judiciaire classique, souvent longue (2 à 5 ans) et coûteuse (avance des frais d’expertise judiciaire, honoraires plus importants), la voie amiable de la CCI présente des atouts décisifs :

    • Gratuité totale de l’expertise médicale et de la procédure elle-même (CSP, art. L. 1142-8) ;
    • Rapidité : une indemnisation peut être obtenue en un peu plus d’un an, grâce aux délais prévus par le Code de la santé publique ;
    • Un cadre moins « conflictuel », tout en restant contradictoire, puisque assureurs et professionnels de santé y sont représentés.

    Pourquoi se faire accompagner par un avocat dès la saisine de la CRCI ?

    Si l’assistance d’un avocat n’est pas obligatoire devant la CCI, elle est vivement recommandée. En pratique, l’expertise médicale est le moment déterminant de toute la procédure : c’est elle qui fixera les bases de votre indemnisation future.

    Un avocat rompu au contentieux du préjudice corporel saura :

    • Vérifier que votre dossier pourrait remplir les seuils de gravité requis, ou orienter vers une autre voie si ce n’est pas le cas ;
    • Vous assister lors des opérations d’expertise pour faire valoir l’ensemble de vos postes de préjudice (souffrances endurées, perte de revenus, tierce personne, incidence professionnelle, évaluation du taux de déficit fonctionnel permanent etc.) ;
    • Analyser l’avis rendu par la CCI et discuter, le cas échéant, l’offre d’indemnisation présentée par l’assureur ou l’ONIAM, qui est rarement optimale d’emblée ;
    • Engager, si nécessaire, une action judiciaire en cas de désaccord persistant sur les responsabilités ou le montant proposé.

    Notre cabinet vous accompagne en Nouvelle-Aquitaine

    Fort d’une expérience en responsabilité médicale, notre cabinet accompagne les victimes d’accidents médicaux et d’infections nosocomiales en Nouvelle Aquitaine, de la constitution du dossier de saisine jusqu’à la négociation ou la contestation de l’offre d’indemnisation. Chaque dossier bénéficie d’une analyse individualisée, car chaque situation médicale est différente.

    Vous pensez être victime d’un accident médical ou d’une infection nosocomiale ? N’attendez pas pour faire valoir vos droits : contactez mon cabinet pour un premier échange sur votre situation.

    Pour aller plus loin :

    Cet article a une vocation informative et ne constitue pas une consultation juridique personnalisée. Chaque situation devant être appréciée au regard des éléments médicaux propres à chaque dossier, nous vous invitons à nous consulter pour un examen approfondi de votre cas.

  • Faux conseiller bancaire : la banque doit-elle rembourser ?

    Faux conseiller bancaire : la banque doit-elle rembourser ?

    Après une fraude au faux conseiller bancaire, le remboursement dépend notamment de la qualification des opérations et des preuves réunies. La banque doit établir l’authentification et l’absence de défaillance technique ; la seule utilisation des codes ou de l’application ne suffit pas à démontrer une négligence grave. Conservez immédiatement les appels, messages, notifications et échanges avec le fraudeur, puis avec la banque.

    Faux conseiller bancaire : comment se déroule l’arnaque ?

    Un faux conseiller vous appelle, parfois avec le numéro de votre agence affiché à l’écran. Il prétend détecter des paiements suspects et vous demande de valider des opérations, ou de communiquer des informations pour les « annuler ». En réalité, ces validations peuvent permettre des paiements ou virements au profit du fraudeur.

    Deux mains tiennent un smartphone au-dessus d'une table en bois sombre, le pouce posé sur l'écran.
    L’appel du faux conseiller a un but : vous faire valider vous-même, depuis votre téléphone, des opérations que vous croyez annuler.

    La question juridique est de savoir si vous avez consenti au paiement, et pas seulement si une validation technique a eu lieu. Une opération est autorisée si le payeur y a consenti, dans son principe et son montant, selon la forme convenue avec sa banque ; l’utilisation d’un code ne règle donc pas, à elle seule, la question du consentement (C. mon. fin., art. L. 133-6 et L. 133-7) . La qualification dépendra des circonstances et du déroulement précis de l’opération.

    Le principe : rembourser une opération non autorisée

    Si vous contestez une opération qualifiée de non autorisée et la signalez à la banque dans les délais, celle-ci doit en principe vous rembourser immédiatement, au plus tard à la fin du premier jour ouvrable suivant, et rétablir le compte comme si l’opération n’avait pas eu lieu. Le signalement doit être effectué sans tarder et, au plus tard, dans les treize mois du débit. (C. mon. fin., art. L. 133-18 et L. 133-24)

    Le remboursement immédiat peut être différé si la banque a de bonnes raisons de soupçonner une fraude de votre part ; elle doit alors vous faire connaitre les raisons du refus. En pratique, contestez rapidement les opérations par un moyen qui laisse une trace écrite et horodatée.

    Opération non autorisée : Ce que la banque doit prouver, et ce qui ne suffit pas

    La banque doit prouver que l’opération a été authentifiée, dûment enregistrée et comptabilisée, et qu’elle n’a pas été affectée par une déficience technique. L’utilisation enregistrée de l’instrument ou des données de sécurité ne suffit pas, à elle seule, à établir que vous avez autorisé le paiement ou commis une négligence grave.

    La banque qui invoque une négligence grave du titulaire du compte doit donc étayer sa position par des éléments propres aux circonstances de l’affaire.

    L’examen peut porter, par exemple, sur le contenu exact du SMS ou de la notification, les opérations que vous pensiez valider et les indications affichées au moment de la validation. Si vous avez cru annuler un paiement alors que le message annonçait clairement un « paiement » ou « virement », cette différence peut compter dans l’appréciation de votre comportement. La Cour de cassation a précisément demandé que cet élément soit recherché dans une affaire de faux conseiller (Cass. com., 4 mars 2026, n° 24-19.588).

    Un petit état des lieux de la jurisprudence en matière de fraude bancaire

    Le 23 octobre 2024, la Cour de cassation a validé l’appréciation des juges d’appel qui avaient écarté la négligence grave dans un dossier marqué notamment par l’usurpation du numéro de la conseillère bancaire, appelé « spoofing ». (Cass. com., 23 oct. 2024, n° 23-16.267)

    La Cour de cassation n’a pas posé pour autant une règle selon laquelle le spoofing dispenserait automatiquement d’examiner l’a conduite l’attitude du client, et le contexte de la fraude.

    C’est ce qui a été rappelé par la Cour de cassation dans un arrêt récent : l’usurpation du numéro ne suffit pas, à elle seule, à écarter toute négligence grave : les faits doivent être appréciés concrètement (Cass. com., 9 sept. 2026, n° 25-15.038) . Les messages reçus, le scénario de l’appel et les validations effectuées forment donc un ensemble d’éléments à analyser.

    Quelles preuves conserver ?

    Avant que les messages ou l’historique d’appel ne disparaissent, conservez :

    • une capture de l’historique d’appels, avec le numéro affiché, la date et l’heure ;
    • les SMS et notifications complets, sans les recadrer, ainsi que les captures des écrans de validation ;
    • les courriels, messages vocaux et échanges avec la banque ;
    • le relevé faisant apparaître les opérations contestées et la preuve de votre signalement à la banque.

    Notez aussi, tant que vos souvenirs sont précis, le déroulement de l’appel : ce que l’interlocuteur disait, ce qu’il vous demandait et ce que vous pensiez valider. Faites opposition ou sécurisez l’accès à vos comptes sans attendre et adressez à la banque une contestation écrite.

    Une personne assise à un bureau tient un stylo au-dessus d'une feuille couverte de notes manuscrites.
    Noter le déroulement de l’appel tant que le souvenir est précis : ce que disait l’interlocuteur, ce qu’il demandait, ce que vous pensiez valider.

    Une offre de remboursement partiel : prenez le temps de vérifier

    Une offre partielle peut être présentée en échange d’une reconnaissance de négligence ou d’une renonciation à poursuivre la banque. Selon son contenu, le document peut constituer une transaction et faire obstacle à une action en justice portant sur le même objet. Ne le signez pas dans la précipitation : faites vérifier sa portée, les recours auxquels vous renonceriez et les preuves de la banque.

    Réclamation, médiateur et tribunal

    Si la banque refuse le remboursement ou ne répond pas favorablement, adressez une réclamation écrite à son service compétent et conservez-en la preuve. Vous pouvez ensuite saisir le médiateur bancaire dans les conditions applicables ; cette démarche est souvent imposée par votre banque, et suppose une réclamation écrite préalable.

    Si le différend persiste, une tentative de règlement amiable menée par un avocat, et/ou un recours judiciaire peuvent être envisagés au vu du dossier et des réponses de la banque.

    Pour être accompagné dans un litige bancaire, n’hésitez pas à contacter mon Cabinet.

  • Aide juridictionnelle 2026 : plafonds, taux et demande

    Aide juridictionnelle 2026 : plafonds, taux et demande

    L’accès à la justice est un droit fondamental. Pour que les difficultés financières ne soient pas un obstacle à la défense de vos droits, l’État français a mis en place un dispositif de solidarité : l’aide juridictionnelle. Cet article vous explique simplement comment fonctionne cette aide, qui peut en bénéficier en 2026, et comment faire votre demande.

    1. Qu’est-ce que l’aide juridictionnelle ?

    L’aide juridictionnelle est une prise en charge financière par l’État des frais liés à un procès ou à une démarche de justice (honoraires d’avocat, frais d’huissier, frais d’expertise, etc.) 

    Selon vos ressources, cette aide peut être totale (l’État prend en charge 100 % des frais) ou partielle (l’État prend en charge une partie des frais, le reste restant à votre charge).

    Ce dispositif est principalement régi par la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique et par son décret d’application n° 2020-1717 du 28 décembre 2020.

    2. Quelles sont les conditions pour en bénéficier en 2026 ?

    Pour avoir droit à l’aide juridictionnelle, vous devez remplir plusieurs conditions cumulatives.

    • Nationalité et résidence. 

    Vous devez être de nationalité française, citoyen d’un pays de l’Union européenne, ou de nationalité étrangère résidant habituellement et régulièrement en France. Des exceptions existent, notamment pour les mineurs ou dans le cadre de certaines procédures d’urgence.

    • Absence de protection juridique préalable. 

    L’aide juridictionnelle n’intervient pas si vos frais de justice peuvent être couverts par un contrat d’assurance de protection juridique (souvent inclus dans votre assurance habitation ou votre carte bancaire). Il est préférable d’obtenir de votre assureur une attestation de non-prise en charge.

    • Conditions de ressources et de patrimoine. 

    L’aide est attribuée en fonction de votre revenu fiscal de référence (RFR) et de la valeur de votre patrimoine mobilier et immobilier. Pour l’année 2026, les plafonds applicables pour une personne seule sont les suivants :

    CritèrePlafond 2026
    RFR annuel (aide totale)≤ 12 957 €
    Patrimoine mobilier≤ 12 957 €
    Patrimoine immobilier (hors résidence principale et locaux professionnels)≤ 38 866 €

    (seuils tirés de la documentation officielle en vigueur)

    Il convient d’être attentif à ce point : si l’un des plafonds de patrimoine est dépassé, l’aide juridictionnelle sera refusée, quand bien même les revenus resteraient très modestes .

    Correctifs pour personnes à charge. 

    Si vous vivez en couple ou avez des personnes à charge (enfants, parents), ces plafonds sont revalorisés. Le barème est majoré de 18 % pour chacune des deux premières personnes supplémentaires du foyer, puis de 11,37 % pour chaque personne suivante. Ainsi, à titre d’illustration, le plafond de RFR pour l’aide totale est porté à 15 289 € pour un foyer de deux personnes, et à 17 621 € pour un foyer de trois personnes.

    3. Quels sont les taux en cas d’aide juridictionnelle partielle ?

    Lorsque les ressources du demandeur dépassent le plafond de l’aide totale, une aide partielle demeure envisageable. L’État prend alors en charge une fraction de la rétribution de l’avocat, selon un barème dégressif calculé à partir du plafond de l’aide totale : 50% de l’aide juridictionnelle totale ou 25%.

    Dans ce cas de figure, votre Conseil régularisera une convention d’honoraires complémentaires.

    4. Comment faire sa demande ?

    CritèrePlafond 2026
    RFR annuel (aide totale)≤ 12 957 €
    Patrimoine mobilier≤ 12 957 €
    Patrimoine immobilier (hors résidence principale et locaux professionnels)≤ 38 866 €

    (seuils tirés de la documentation officielle en vigueur)

    Il convient d’être attentif à ce point : si l’un des plafonds de patrimoine est dépassé, l’aide juridictionnelle sera refusée, quand bien même les revenus resteraient très modestes .

    Correctifs pour personnes à charge. Si vous vivez en couple ou avez des personnes à charge (enfants, parents), ces plafonds sont revalorisés. Le barème est majoré de 18 % pour chacune des deux premières personnes supplémentaires du foyer, puis de 11,37 % pour chaque personne suivante (décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020, art. 6) . Ainsi, à titre d’illustration, le plafond de RFR pour l’aide totale est porté à 15 289 € pour un foyer de deux personnes, et à 17 621 € pour un foyer de trois personnes .

    3. Quels sont les taux de prise en charge ?

    Lorsque les ressources du demandeur dépassent le plafond de l’aide totale, une aide partielle demeure envisageable. L’État prend alors en charge une fraction de la rétribution de l’avocat, selon un barème dégressif calculé à partir du plafond de l’aide totale (noté Pt) (décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020, art. 101)  :

    Tranche de ressourcesPart contributive de l’État
    De Pt à 1,182 × Pt55 %
    De 1,182 × Pt à 1,773 × Pt25 %

    4. Comment faire sa demande ?

    La procédure de demande est accessible, mais exige une certaine rigueur.

    Une personne assise à une table, un stylo à la main, devant une feuille posée à côté d'un ordinateur portable.
    La demande se dépose en ligne sur le service du ministère de la Justice, ou sur papier avec le formulaire Cerfa et sa notice.

    Elle peut être faite en ligne, ou par papier : Vous pouvez effectuer votre demande d’aide juridictionnelle en ligne grâce au service dématérialisé officiel du ministère de la Justice : cliquez ici pour faire une demande en ligne. Suivez ensuite les étapes du service, et téléversez les justificatifs demandés.

    Vous pouvez également effectuer votre demande sur papier au moyen du formulaire Cerfa n° 16146*04 , accompagné de la notice explicative qui énumère les pièces justificatives à joindre (avis d’imposition, justificatifs de ressources, etc.) .

    Où adresser le dossier papier ? 

    Le dossier complet doit être déposé ou envoyé au bureau d’aide juridictionnelle (BAJ) du tribunal judiciaire du lieu de résidence du demandeur, ou de la juridiction saisie de l’affaire (décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020, art. 160).

    Deux classeurs à levier rouges posés debout, côte à côte, sur un parquet clair.
    Le dossier papier part complet au bureau d’aide juridictionnelle : formulaire, avis d’imposition, justificatifs de ressources.

    5. Quels sont les effets à l’admission de l’aide juridictionnelle ?

    L’admission à l’aide juridictionnelle apporte une sécurité financière au bénéficiaire et peut limiter l’avance des frais d’avocat et des autres frais liés à la procédure.

    Dispense d’avance des frais. Le bénéficiaire n’a pas à avancer les frais liés à la procédure, notamment l’expertise et les frais d’huissier, ceux-ci étant directement pris en charge ou avancés par l’État. Seuls les droits de plaidoirie, d’un montant fixé à 13 €, demeurent à la charge du justiciable.

    Rétribution des auxiliaires de justice. L’État indemnise directement l’avocat ou les autres professionnels désignés. Le bénéficiaire conserve le libre choix de son avocat, sous réserve que celui-ci accepte d’intervenir au titre de l’aide juridictionnelle .

    La clause de « retour à meilleure fortune ». Si l’issue du procès procure au bénéficiaire des gains financiers substantiels, par exemple des dommages et intérêts importants, modifiant durablement sa situation financière, l’aide peut être retirée. L’avocat peut alors recouvrer le droit de réclamer des honoraires de droit commun (loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, art. 36).

    6. Quels sont les liens et outils officiels utiles ?

    Pour préparer votre dossier, privilégiez exclusivement les ressources et outils officiels de l’administration :

    Margot MARIN, Avocate au Barreau de BORDEAUX j’accepte de traiter vos litiges en étant rémunérée par l’aide juridictionnelle lorsque vos ressources vous permettent d’en bénéficier. N’hésitez pas à me contacter !

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